Dans l'océan du net, des chroniques et plus de 1000 adresses fiables, éthiques et bio.



Nature

(modifié: novembre 2012)

C’est bizarre de devoir écrire sur la nature qui est bien évidemment la valeur centrale de tout mon travail... bizarre d’avoir besoin de mots (de tellement de mots) pour attirer l’attention sur la nature dont nous dépendons totalement et qui dépasse largement ce qu’on appelle aujourd’hui l’"écologie".


La nature existe en dehors de nous et nous n’existons pas en dehors d’elle.
C’est juste physiquement impossible.


La nature n’est pas l’environnement, elle n’est pas à parquer, à mettre en réserves,
ni à protéger et c’est vraiment très dingue quand on y pense que l’humain "moderne" en soit arrivé là, en l’occurrence le fleuve Citarum en Indonésie, un parmi tant d’autres hélas.



Il n’y a rien à dire de la nature, il y a juste à y être, à vivre, à la respecter, à sentir le magnifique lien de dépendance qui nous lie à elle. Cette nature faite de nous, des animaux, des végétaux, des minéraux, du vent...


"Est nature ce qui a un sens, sans que ce sens ait été posé par une pensée" disait justement Merleau-Ponty.


Alors, oui, je sais, très vite certain-es dégainent "le besoin de fusion" des écolos, le fait que les droits des humains sont supérieurs à ceux des animaux quand même, ou encore qu’on ne reviendra pas à la bougie et autres allégrades (1).


Bof. Tout ça c’est des mots.
Parce que bon, sortez.


Regardez les cours de récré bétonnées - Sentez l’odeur d’un élevage industriel - L’allure des paysages du Niger où l’on exploite l’uranium qui va dans nos centrales nucléaires pour l’indépendance de la France...

Et si on veut rester derrière son écran, on peut se faire une idée très claire de la destruction de la nature en lisant les articles de F. Nicolino sur son blog Planète sans visa, au hasard celui sur le lac Poyang par exemple.



« Jamais, quand c’est la vie elle-même qui s’en va, on a autant parlé de civilisation et de culture.
Et il y a un étrange parallélisme entre cet effondrement généralisé de la vie qui est à la base de la démocratisation actuelle et le souci d’une culture qui n’a jamais coïncidé avec la vie, et qui est faite pour régenter la vie. » (Antonin Artaud)




(1) Allégrade : néologisme forgé sur le marseillais "galéjade" et le degré zéro des affirmations du sieur Allègre en matière de climat et d’écologie.






Twitter FacebookRSS

Ce site est proposé par

Cliquez ici pour voir tous nos livres.
<p>Mes adresses, trucs, conseils</p>
C'est La Seiche qui pèche !
Dans l'océan du net plus de 1000 adresses fiables, éthiques et bio.


Zoom de la semaine

Rencontres avec des passionnés

Et pourquoi une seiche ?


Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?