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(2 mars 2014)

Nantes - à qui la faute ?

Quand est-ce que ça a commencé ? Au Moyen-Age, les seigneurs contre les gueux ? Dans la Mésopotamie, les prêtres contre les paysans ? Autour de la construction de l’Amérique, les esclaves contre les planteurs ? Toujours est-il que nous traversons un nouveau point de rupture où l’arrogance et l’avidité d’un tout petit groupe dominant se déploient avec un peu plus de difficultés car en face le peuple grogne, et s’organise.

Il y a beaucoup à dire de ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, de l’absurdité de ce projet au courage des résistants. C’est une lutte cruciale, pour l’aéroport et pour ce qu’elle représente ; c’est-à-dire la possibilité d’une autre voie.

Mais avant toute discussion, il faut refuser que le discours dominant ne s’empare de l’histoire pour la mouliner, la faire et la refaire.

Voici quelques faits, images et récits venus du dedans, à partager et faire circuler.

Ici, un album de photos des soutiens de la zone à défendre.

Présences perçues par les organisateurs de la manifestation : "520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad.
Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus
encore que lors de la chaîne humaine. C’est le signe d’une mobilisation
nationale et de la connection entre Notre Dame des Landes et d’autres
luttes contre les grands projets inutiles et imposés.
Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la
manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s’agit de la plus grosse mobilisation du mouvement."

Mise au point sur les casseurs : http://duclock.blogspot.fi/2014/02/nantes-centre-ville-devaste-de-quoi.html

Reporterre : http://www.reporterre.net/spip.php?article5482

Enfin, un texte reçu, à partager :
"22 février - Contre-feu face à la dévastation médiatique.
Récit et analyse collective de la manifestation anti-aéroport

Nous sommes des voix anonymes de cette manifestation. Nous n’accepterons
pas que les mots pré-mâchés des médias nous volent la mémoire de cette
journée. Nous ne succomberons pas aux pressions et aux mensonges de
politiciens qui veulent juste nous diviser et rêvent de nous voir
disparaître. A nous d’écrire notre histoire. Voici une collecte de récits
et ressentis de cette journée. On vous appelle à les diffuser et à faire
de même.


La manifestation commence pour certain dès 7h du matin par des convois de
tracteurs qui arrivent par les voies rapides ou les départementales. Le
cortège parti de Vannes compte 150 tracteurs, celui de Rennes pas moins de
80. Ceux qui sont partis de là-bas invitent ceux qui les croisent en sens
inverse sur la 4 voies à écouter radio bouchon, une radio pirate qui
diffuse des émissions sur l’histoire des luttes paysannes. Tous les
paysans ont mis la plaque d’immatriculation de Jean marc Ayrault sur leur
véhicule. Depuis la zad, pas mal de gens sont partis avec les tracteurs.
Dans les villages, au passage des convois, de nombreux riverains sont sur
le pas de leur porte et applaudissent.

Au final, 5 convois se rejoignent sur le périph’ nantais et viennent se
positionner directement square Davier, au point d’arrivée de la
manifestation. On dénombre 520 tracteurs, l’équivalent d’un cortège de
3,5km, on va dire 4 avec les remorques. On peut lire sur pas mal d’entre
eux "tracteurs vigilants", le signe qu’ils sont prêt à venir sur la
zad ou à entrer en action à coté de chez eux en cas de besoin, pour
empêcher des travaux, défendre les champs et les maisons. Une trentaine de
tracteurs rejoint le Pont Morand point de départ de la manifestation.
Là-bas, dès 12h des cantines collectives accueillent les comités locaux
arrivés de partout dans une soixantaines de bus. Pas mal de monde est
logé chez des Nantais-e-s ou dans les villages alentours. Dès la veille,
le local de Vinci était déjà recouvert d’une inscription et on voyait des
personnes arpenter les rues de la ville avec des sac à dos et panneaux
pour la manifestation.

Vers 12h30 un groupe débarque en radeau fait main, le long de l’Erdre,
avec une banderole "résistance et sabordage". Tout au long de leur dérive,
ils disposent au milieu de l’eau des drapeaux anti-aéroport sur flotteur.
Pendant ce temps, quelqu’un fabrique une cabane dans un arbre à 30 mètres
de la Préfecture, rappelant celles qui ont marqué la résistance dans la
forêt de Rohanne en novembre 2012, sur la zad.. Depuis la veille, la
préfecture met en place des grilles anti-émeutes partout autour du
centre-ville, qu’elle a choisit, au dernier moment, de rendre inaccessible
aux anti-aéroports. Une prise de parole initiale annonce que même si le
Préfet a l’air d’avoir peur de nous, « ça ne va pas nous empêcher de
manifester ». Des nantais nous témoignent qu’il leur est interdit de
rentrer chez eux. Il y a des contrôles un peu partout. Au coin d’une rue,
une personne se fait piquer la binette avec laquelle elle est venue
défiler.

A 13h15, au début, on a peu peur : on a l’impression de ne pas être aussi
nombreux que prévu. Et puis assez vite, ça converge de partout. Il y a un
afflux massif. La manif se révèle immense, avec pas mal de gens qui
n’étaient sûrement jamais venus montrer, dans la rue, leur refus de
l’aéroport. Jusqu’à 14h30, la queue de manif n’a pas fini de partir de
Pont Morand et la tête de manif est déjà au niveau des machines de l’île.
Il y a alors plus de 3km5 de manifestation continue sur des artère forts
larges. Pendant ce temps des tracteurs remontent par l’autre coté de la
zone rouge. Nous sommes des dizaines de milliers. C’est la plus grosse
mobilisation anti-aéroport à ce jour et personne à Nantes ne peut ignorer
sa présence dans la ville.

Depuis le début du cortège ont voit arriver des chars : une salamandre
jaune et noire de 15m se dandine tranquillement. Un tracto-triton géant
ronronne. De très nombreux masques d’animaux marquent le refus de la
destruction des espèces et des mesures dites de compensation. On se
délecte des centaines de panneaux faits main avec des slogans aussi drôles
qu’imaginatifs. Sur un mode plus mégalo, une banderole géante est déployée
depuis le haut des immeubles, d’un coté à l’autre de l’avenue de
Strasbourg en soutien à ceux qui se battent contre la construction d’une
ligne à grande vitesse dans le Val de susa. Le 22 février est aussi une
journée internationale de soutien aux personnes accusées là-bas de
terrorisme et qui risquent jusqu’à 20 ans de prison pour s’être attaqués à
un chantier. Au-delà de l’aéroport, la manifestation se connecte très
visiblement avec un tas d’autres luttes contre l’aménagement marchand,
sécuritaire et gestionnaire du territoire.

Tout au long du défilé, pas mal de personnes s’emploient à donner une
autre couleur à la ville et à en marquer certains points particuliers. Du
marqueur à l’extincteur en passant par les oeufs de peinture, collages
d’affiches et sprays. On découvre d’ingénieux mécanismes pour reproduire à
l’infini un pochoir "la police tape la police tape la police tape la
police tape la police tape la police...". La mairie, un tribunal, un
commissariat, des caméras de vidéosurveillance, les grilles anti-émeute et
les flics derrières sont redécorés. Sur un mur repeint, il ne reste
bientôt plus que la trace de leurs silhouettes en gris sur fond de blanc
dégoulinant.

Sans surprise, le commerce Vinci immobilier, situé en début de
manifestation, focalise les énergies débordantes et ne survit pas au
passage d’autant de personnes qui tiennent à marquer leur animosité vis à
vis du projet d’aéroport. Au fil du défilé, l’enseigne s’est fait peindre,
puis ouvrir, puis repeindre, puis casser, puis rerepeinte. Les maquettes
et mobiliers ont été déménagés. Il servira même à la fin de la journée de
décor pour photos souvenirs de manifestants en famille avec panneaux et
calicots.

Un peu plus loin, des personnes amorcent un fumigène sur la voie ferrée
pour avertir les trains de ne pas passer sur les voies. Ils invitent
ensuite ceux qui le souhaitent à lancer des chaussures sur les caténaires.
Cette action surprise désigne le rôle de la sncf dans la construction
ligne à grande vitesse Lyon-turin dans la val de susa. L’ambiance sonore
évolue au fil de la manif. Un groupe tout de rose vêtu forme une grande
baukada "rythm of resistance", réunissant des formations de divers endroit
qui se cale sur des canevas communs. Un peu plus loin, des rappeurs de la
zad et d’ailleurs se relaient sur un tracteur et mettent en mot cadencés
une critique sociale et des rages partagées.

Autour d’un isoloir ambulant plein de déguisements, une sono marque des
pauses sur le trajet et met en lien un certain nombre d’enseignes avec
l’aéroport et son monde. Elles mettent en regard le tourisme, le
renforcement des frontières et les expulsions, les rapports nord-sud et
invitent à venir faire des pochoirs. Plus loin encore, une foreuse et une
pelleteuse sont incendiées. Des manifestant-e-s désapprouvent, mais on
entend aussi pas mal de "bien fait pour eux !", surtout quand certains
comprennent qu’il s’agit d’un chantier Vinci. Il y a tellement de monde et
tout est tellement tellement étalé qu’il est impossible de comprendre tout
ce qui se passe.

Au niveau du croisement des trams, l’avant du cortège constate que le cour
des 50 otages est bel et bien bloqué par des grilles anti-émeutes, ce qui,
même selon les vieux militants nantais les plus aguerris, n’est jamais
arrivé. Au lieu de s’arrêter comme prévu au square Daviais, la tête de
cortège fait un pied de nez au préfet. 2 tracteurs contournent rapidement
quelques véhicules de police et viennent se placer sur le pont Ododin.
Quelques milliers de personnes entament alors un trajet annexe sur l’île
Beaulieu, un point symbolique de la métropole et de la gentrification,
avec ses pépinières d’entreprises high-tech, ses artistes dociles et ses
grosses machines, son tribunal mégalo, le centre du FNAEG où sont
collectés les fichiers ADN. Cela n’a pas l’air d’amuser tellement plus les
autorités qu’on aille se balader là-bas et au bout d’un moment, alors que
le cortège se distend un peu la police referme le pont et interdit le
passage.

Pendant ce temps, cela s’agite du coté des grilles anti-émeutes à Commerce
qui sont ressenties par beaucoup comme un affront. Même si le dispositif
policier a l’air solide, on reste pour marquer sa colère vis à vis de
l’interdiction de manifester, de l’entêtement du gouvernement et de ses
menaces de revenir sur la zone pour tout détruire, ou pour leur montrer
qu’on peut être fort face à eux. D’abord des personnes tapent à main nues
sur les plaques de plexis et grillage en se moquant des bleus derrière.
Puis, dans un geste de défi, des tracteurs vont se mettre face aux
grilles. Ça s’emballe petit à petit, des projectiles partent. En face, ça
répond vivement – avec des grenades assourdissantes, lacrymogène et tirs
de flashballs à gogo. Le préfet a l’air de vouloir donner une petite
démonstration expresse du bordel qu’il est venu mettre dans le bocage
pendant plusieurs mois avec l’opération César. Ses canons à eau
s’évertuent, en continu, à recréer une zone humide à l’intérieur même de
la ville. En face, une partie des manifestants ne se laissent pas
compenser, ni déplacer.

Pendant plus de 2h des gens attaquent les grilles, déterrent des pavés,
lancent ce qui leur tombe sous la main. Un tracteur s’amuse un moment à
bloquer le jet du canon à eau. Un peu plus tard, des grappins sont arrimés
au grilles et des dizaines de personnes tirent. En contrepoint aux
explosions des grenades jetées par la police, un feu d’artifice lancé par
quelqu’un dans la foule, pour la beauté du geste, illumine le ciel.

Tout autour, des milliers de manifestants restent là plutôt
tranquillement, sans forcément prendre part activement aux affrontements
mais sans s’affoler pour autant. Régulièrement, des centaines de voix
s’élèvent pour reprendre en choeur « Non à l’aéroport ! » et accompagnent
ceux qui courent sur les grilles. Beaucoup discutent, commentent, boivent
un coup, se retrouvent, rient ou s’enthousiasment malgré les yeux humides
de lacrymogènes..

Un bureau de contrôleurs de la TAN (transport de l’agglomération nantaise)
disposé entre deux voies de tram part en flamme, un peu plus loin, la
vitrine d’un magasin "nouvelle frontières" tombe, et le commissariat à
l’angle se fait repeindre, ouvrir et retourner. Un appel est fait pour
venir y faire la fête. Les tracteurs resté pas loin des grilles ne sont
pas dans une situation évidente au beau milieu du chahut et se retirent
petit à petit.

Depuis 15H30, à 300 mètres de là et malgré les détonations, des milliers
d’autres personnes sont réunies plutôt tranquillement autour des prises de
parole qui débutent. Pas mal de monde fait des allers et retours. Des
paysans de COPAIN ont commencé à creuser une mare sur le square pour
concurrencer la Préfecture. Plus loin en arrière, une partie de la
manifestation stagner sans toujours trop comprendre ce qui se passe.

Vers 18h, tout le monde se regroupe le temps d’une petite boum sur le
square Davier. Il y a de la joie ! On passe de Paint it black a du gros
son techno et la foule danse tandis que les camions grillagés et canons à
eau avancent petit à petit au rythme des charges de CRS, pour vider la
place. Les tracteurs partent. Quelques milliers de personnes s’attardent
et défient encore un peu la police qui mettra deux bonnes heures de plus à
évacuer tout ce monde. Ils ne font pas de cadeaux et les blessés graves
s’additionnent : mâchoire défoncée, nez retourné. L’un d’eux qui s’est
pris une grenade en tir tendu, perdra son oeil le lendemain.

En échangeant avec les uns et les autres sur le chemin du retour, il est
clair que toutes les initiatives prises lors de cette manifestation n’ont
pas été consensuelles. Elles ont pu soulever des malaises et débats autant
qu’une enthousiasme débordant. Pour autant, nous n’avons senti à aucun
moment une foule paniquée et divisée, mais bel et bien un mouvement
commun, composite et solidaire rappelant la façon dont des formes
hétérogènes de résistances aux expulsions ont pu cohabiter pleinement
pendant une journée décisive comme le 24 novembre 2012 dans la forêt de
Rohanne. Le soir même, ce qui ressort, chez toutes celles et ceux qu’on
croise, est la force donnée par l’élan de la journée.

Pour le pouvoir, une manifestation telle que celle-ci, dans toute sa
diversité est absolument insupportable. Pas tant peut-être pour les
quelques vitrines endommagées et machines de chantier ciblées, pour les
agents de police contusionnés et barricades édifiées que pour la masse de
personnes que ça n’avait pas l’air d’offusquer plus que ça sur le moment.
Il est d’autant plus intolérable pour les autorités que les organisateurs
de la manifestation refusent de tomber dans leur piège et constatent dans
un communiqué commun le soir même :

« (...extrait) La préfecture avait choisit de mettre Nantes en état de
siège et de nous empêcher d’être visible dans le centre ville. C’est la
première fois qu’on interdit à une manifestation d’emprunter le Cours des
50 Otages. Une partie du cortège est passée par l’île Beaulieu. Une autre
a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une
répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et
grenades assourdissantes. Cela n’a pas empêché les manifestants de rester
en masse dans les rues de Nantes jusqu’à la fin. Il existe différentes
manières de s’exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la
contestation anti- aéroport, il n’est pas étonnant qu’une certaine colère
s’exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur
la zad ? Cette journée est un succès et les différentes composantes de la
lutte restent unies sur le terrain. L’opposition ne fait que croître
depuis 30 ans. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que d’abandonner le
projet d’aéroport ! »

Dès le lendemain, le rouleau compresseur politique, le préfet, Ayrault et
Valls réunis tentent désespérément de diviser le mouvement, d’en isoler
une fraction et de la stigmatiser. Il s’agit de désigner les occupant-e-s
de la zad comme les gardiens d’un « camps d’entraînement la guérilla
urbaine » ou comme « un mouvement armé » sur le thème du "kyste »
maléfique à éradiquer... La recette est classique : incapables d’accepter
l’idée qu’une colère vis à vis de la répression policière et des
promoteurs de l’aéroport puisse se diffuser, ils désignent de
fantasmatiques groupes de black blocs manipulateurs et étrangers, et
envoient leurs experts vomir un montceau de caricatures grossières sur le
sujet que Libération et d’autres reprennent sagement en les présentant
comme des « enquêtes ». Ils ont beau chercher à se donner des leviers pour
revenir expulser et pouvoir taper très fort sur certain-e-s pour tenter de
faire peur à tous les autres, comme dans le val de susa, ils savent
pourtant bien que sur le terrain et au-delà, la colère pourraient être
plus forte et plus partagée encore si ils s’entêtaient à lancer une
seconde opération « césar ».

Sans peur du ridicule, toute la presse en choeur, nous parle de Nantes
"dévasté". On s’attend à un champs de ruines à perte d’horizon. En réalité
les quelques transformations imposées au mobilier urbain n’ont pas eu
l’air d’empêcher les nantais-e-s de se balader longtemps où que que ce
soit. Si on doit vraiment parler de « dévastation » et de « violence »,
peut-être pourraient ils dire aussi quelques mots des maisons dévastées,
des champs saccagés et des dizaines de personnes gravement blessées par
plus de 1200 policiers sur la zad, pendant les 5 mois qu’a duré
l’occupation policière. Peut-être devrait-on rappeler que le Préfet vient
de signer des arrêtés de démarrage des travaux et prétend aujourd’hui
revenir vite et pour tout détruire définitivement. On nous demande
aujourd’hui de rejeter toute idée de violence et de nous désolidariser de
ceux qui brûlé leur machines, cassé leur vitrines, assailli leurs
dispositifs. Mais personne ici n’oublie que si nous nous étions contenté
de nous asseoir en travers de la route et de discuter quand ils ont
débarqué le 16 octobre 2012, il n’y aurait aujourd’hui plus personne pour
parler de la zad. Elle n’existerait sans doute déjà plus.

Les journalistes, fascinés par les "affrontements" autant qu’il les
rejettent, diffusent la peur, créent des catégories, cherchent à dérober
nos souvenirs. Cela peut paraître impressionnant, mais c’est loin d’être
la première fois dans l’histoire de ce mouvement, et.cela ne l’a jamais
empêché de rebondir et de se renforcer. La chape de plomb qu’ils essaient
de faire retomber sur cette manifestation ne nous fera jamais oublier la
vitalité de cette journée, le ravissement de se sentir aussi nombreux-ses,
les sourires et la colère partagés . Quoi qu’ils en disent, cette
manifestation était un moment rare et précieux, une étape majeure dans
cette lutte.

L’aéroport ne se fera pas !"






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?