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(10 octobre 2012)

Sans gluten... et pourquoi pas ?

Le premier SG (sans gluten) que j’ai rencontré dans ma courte vie était un ancien moine contraint par cette allergie alimentaire à se promener avec son panier de victuailles. Où l’on trouvait, en vrac, du tahin (pâte à tartiner au sésame), des galettes de riz, des pâtes au maïs, des grains de riz soufflés et une brick de lait de soja. Rien de tout cela ne faisait vraiment envie j’avoue et le sire avait bien triste mine. Reste qu’il souffrait d’une sévère allergie au gluten (dite maladie cœliaque) et que c’était tout sauf marrant. On voit là combien nous sommes dans des catégories, combien nous jugeons la différence et combien l’alimentation est associée à tout un tas de croyances. Ainsi le tahin, découvert depuis via le hoummous maison, est devenu l’un des ingrédients de base à la maison.

Mais au fait, le gluten, qu’est-ce que c’est ? C’est tout simplement une protéine du blé moderne et ses associés (épeautre, orge, seigle...) qui peut être mal assimilée et qui, à force d’être absorbée quotidiennement (car on en trouve dans beaucoup d’aliments et de plats préparés), finit par empoisonner l’organisme.

Et ce gluten se loge dans l’intestin - petite merveille de la nature qui nous permet de digérer tout en absorbant ce qu’il nous faut. Si vous n’êtes pas allergique au gluten (si c’est le cas, vous le savez déjà), vous avez peut-être une intolérance qui vous enquiquine la vie et qui se manifeste par un trouble chronique que personne n’est encore arrivé à vous expliquer. C’est donc une piste. Et comme rien n’est simple en ce bas monde, il faut savoir que l’intolérance au gluten marche avec celle aux caséines (protéines du lait animal peu adaptées à nos organismes).

En effet, à force d’en avaler trois fois par jours si ce n’est plus sous forme de : tartines beurrées le matin, pâtes au fromage à midi, soupe + tartines de fromage le soir (par exemple), puis tartines le lendemain, sandwich + salade à midi et tarte provençale le soir, etc., votre organisme s’encrasse au gluten, lentement mais sûrement. C’est du moins ce qu’avancent mes récentes lectures.

Cet été, j’ai rencontré ma seconde SG en la personne d’une amie de longue date très grande migraineuse et qui s’est totalement débarrassée du problème en adoptant une alimentation sans gluten et sans caséines. Son soulagement est immense bien sûr. Elle a complètement changé son alimentation, se nourrit à peu près exclusivement de graines et de compléments alimentaires mais comme elle n’a jamais aimé cuisiner et qu’elle a l’air relax comme ça, pourquoi pas ?

Mais comme je suis une curieuse invétérée, je me suis avalée deux sommes sur la question du gluten et j’ai mis toute la famille au régime pour faire le test.

D’abord, contrairement à ce qu’on pourrait penser, en supprimant le blé, l’orge, le seigle et l’avoine ainsi que les produits laitiers, il reste tout de même le riz, le quinoa, le millet, le sarrasin, l’amarante, les châtaignes, tous les légumes secs, les laits et yaourts végétaux, les fruits et légumes frais, bref un bonheur... Mais comment faire pour notre traditionnel gâteau du dimanche ? Réponse avec Je crée mes desserts sans gluten.

Le pudding du chômeur est à tomber et le gâteau de carottes hallucinant... Une vraie révélation car à ce jour je n’avais jamais entendu parler de farine de riz, ni de teff, ni n’aurais songé à utiliser la châtaigne comme l’auteure le suggère. Donc, sans gluten, y a de l’espoir !

Après avoir vérifié sur quelques semaines que l’intolérance au gluten et à la caséine n’était pas très forte dans la famille, tout le monde a tout de même constaté des changements positifs : on se sentait plus légers, on a perdu un peu de graisse, on était rassasiés plus vite et on avait moins faim, l’esprit plus clair aussi et quelques petites douleurs bénignes ont même disparu au passage. Résultat des courses : les grands adorateurs de pasta que nous sommes ne vont certes pas s’en passer mais suivre le conseil fort sage des deux auteurs (qui, curieusement, ne se citent pas) de ne manger des aliments blindés de gluten que tous les 4-5 jours, et même chose pour les laitages.

C’est en vous plongeant dans ces deux ouvrages très complets sur la question que vous pourrez vous faire une idée par vous-même et mesurer la quantité hallucinante de gluten présente dans notre alimentation moderne. En prendre conscience me semble un pas intéressant à faire et une façon d’intégrer quelques bonnes habitudes en cuisine.

Le premier, Les Intolérances alimentaires, du fameux docteur Jean-Pierre Willem, traite en long en large et en travers des intolérances alimentaires en tous genres. C’est une somme sur la question et un outil passionnant si vous avez un souci de santé chronique.


Plus spécifiquement concentré sur le gluten et les caséines, assorti de recettes très chouettes pour vous mettre le pied à l’étrier, l’ouvrage de la bio-nutritioniste Marion Kaplan a le mérite d’être extrêmement stimulant et de donner envie illico d’essayer... Lisez-le, vous verrez, c’est irrésistible !

Allez, bon appétit !






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?