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(7 juillet 2012)

Retour de Suisse

Jamais je n’avais été en Suisse bien que maman soutienne le contraire - si, si souviens-toi, nous étions dans une ferme, il y a une photo où tu es avec ton petit manteau marron et tes frisettes, tu donnes à manger aux poules... Mais j’ai beau fouiller dans ma mémoire à moi : rien.

Dans la voiture qui me ramenait en France (eh oui, pas moins de trois changements et 10h de train pour rallier mon point A de mon point B), je flânais. Je rêvais en longeant les lacs puis en traversant le Jura. J’imaginais un monde sans voiture, sans péages, sans essence dégueulasse, sans cambouis, dans ces rubans d’asphalte qui courent partout et jusque si profond dans les entrailles des montagnes que ça fait mal au ventre.

La Suisse est un petit miracle que je suis heureuse d’avoir connu, même brièvement, même depuis une ferme biologique située en pleine ville, même si c’était seulement pour participer à la construction d’un concentrateur solaire.

Autour de Solothurn (ou Soleure), les montagnes magnifiques. Autour de la ferme d’incroyables champs de blés tout semés de bleuets, coquelicots, herbes folles. Des épis de toutes les hauteurs. Un parfum pas croyable que je n’avais pas senti depuis belle lurette. Celui d’un champ complètement vivant. Car vous n’êtes pas sans savoir que dans la plupart des champs modernes, les épis sont tous de la même taille, courts si possibles et sans "mauvaises herbes" autour s’il vous plaît.

Au cœur de la vieille ville impeccable on trouve des arbres d’au moins 300 ans à vue de nez. La rivière Aare coule là, paisible, verte et transparente... on voit bien tous les poissons au fond et les ados sautent dedans à pieds joints.

Pour paraphraser le poète, là tout est propre, sain, fonctionnel... C’est une sensation à la fois étrange et curieuse, comme si le monde et ses drames était bien loin, comme si nous étions soudain sur une autre terre... Au début je me sentais un peu mal, un peu comme à Disneyland quoi. Et puis, j’ai apprécié. Un court moment. Oui, court, parce que très vite j’ai eu l’impression d’avoir été invitée dans un club privé. Le club de ceux qui ont décidé de préserver les richesses et les ressources de leur environnement. Le club des non-suicidaires en somme.

Leur sortie du nucléaire est décidée et sera achevée dans 22 ans.






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?