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(13 mars 2013)

Les babouins du baobab

Il y a actuellement, à ma connaissance, très peu de romans de visions. C’est-à-dire des textes qui osent s’affranchir du récit linéaire et progressent à leur manière, sans s’effrayer de suivre plusieurs directions à la fois.

C’est le cas avec ce roman pour ados (et plus...) de Tania Sollogoub que j’ai lu avec un malaise immense mêlé d’une grande admiration pour ce qu’elle a réussi là.

Imaginez un couple de vieux singes, Adupa, une jeune métisse recueillie dans une tribu amazonienne, sa mère adoptive, aimante et blessée, le village autour, la forêt partout, une forêt tellement puissante que j’aurais bien du mal à l’imaginer moi qui ne connais de visu aucune forêt primaire, et puis plus loin des hommes, fous, malades, engagés dans la destruction jusqu’au cou qui percent la forêt, et la tue.

Que peut donc le peuple du silence contre cette force ? Que peuvent les arbres, les animaux, les habitants de la forêt contre cela ? On pense aux Ents, les arbres vivants du 2e tome du Seigneur des Anneaux, à Princesse Mononoké aussi... Car la magie de la vie est à l’oeuvre dans les tensions qui se tissent entre ces deux univers. La jeune Adupa, dépassant ses sens et ses peurs, tient dans son coeur la force de porter ses rêves jusqu’au bout en se reliant aux énergies puissantes de la vie.

Si la violence est dite ici sans complaisance et avec une grande lucidité, quelque chose de l’espoir parvient tout de même à percer et le livre incite vigoureusement à protéger, en nous, ici et là-bas, le coeur de toutes les forêts, notre coeur.






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?