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(7 mai 2012)

La syriza sur le gâteau

Une des choses à modifier dans nos vies à tous c’est notre regard sur les autres. Notre regard culturel surtout. Les Espagnols sont comme ci, les Marocains comme ça et les Bretons n’en parlont pas ! C’est terrible, n’est-ce pas ?
C’est assez difficile de modifier son regard mais l’exercice est intéressant.

Tenez par exemple notre regard sur les pays sous-développés. Une bonne génération de gens parfaitement sympathiques des pays dits riches ont sincèrement longtemps pensé qu’il fallait "développer" les pays dits pauvres.
Mais riches de quoi ? Pauvres de quoi ? Développer quoi exactement ?

Dans la même veine, on a longtemps pensé que les pays méditerranéens si chers à mon corrazon étaient "en retard", hein ?
C’est vrai que l’Italie a refusé le nucléaire par référendum depuis longtemps. Berlusconi et sa clique bling-bling s’en sont allés avant celle de Sarkozy et, dites, un humoriste gonflé, Beppe Grillo, fédère et incite les gens comme-vous-et-moi à entrer en politique.

C’est vrai qu’en Grèce comme en Espagne, les Indignés n’ont pas de sang de navet. Ils sont là et bien là. Et comme l’indignation de suffit pas, on voit hélas les terreurs de Chryssi Avghi entrer au Parlement mais aussi et surtout Syriza, la gauche radicale avec 16% y faire une percée toute en rupture et propositions au milieu des ruines des partis dits historiques.

Pareil pour ces pays du Nord où il ne se passe soit-disant jamais rien. En Finlande, une situation tout à fait hallucinante s’est produite lors de l’élection présidentielle de février dernier puisqu’au second tour se sont opposés Sauli Niinistö, candidat de droite (la droite finlandaise étant l’équivalent de la gauche caviar française) face à, tenez-vous bien, un candidat écologiste et homosexuel, Pekka Haavisto.

Même si c’est "ouf" et qu’on respire mieux depuis hier soir, personne ne sait en France si ce sera un socialisme de façade, ou pas. Si nous serons à la traîne ou à la pointe des vrais changements de société. Si, comme pour Obama, ce sera une bouffée d’espoir suivie d’un long statut-quo politique et social (juste deux exemples, le Patriot Act a été reconduit jusqu’en 2015 et la fin de la guerre en Afghanistan n’a pas été décidée).

J’avoue que j’attends les prochains tours de piste électoraux avec impatience ! C’est la première fois que je pense que, politiquement, il se pourrait (dans tous les usages possibles et imaginables du conditionnel) que la donne européenne change réellement dans les années à venir et que des solutions autres que celles des marchés économiques à la crise sociale et écologique commencent (il n’est jamais trop tard) à réellement passer au premier plan.

Reste que toutes les tensions vont inévitablement se renforcer et qu’en face, ils vont s’accrocher pour garder privilèges, impunités judiciaires, permis de polluer et sauf-conduits, ils savent le faire et en ont les moyens.

Reste que nous ne devons plus laisser les hommes et femmes politiques occuper le terrain pour nous : l’occuper avec eux.
Occupy tout, tout le temps et on s’en sortira.






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