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(16 octobre 2012)

Comment faire ?

"La condition première pour changer le monde est d’agir soi-même en être libre :

- Repérer les bifurcations, les carrefours dans notre vie, les possibilités de faire un choix qui influencera la suite des événements. Tout homme est confronté à ce type de décisions, pas seulement dans le choix d’un métier ou d’un conjoint, mais dans la banalité de son quotidien.

- Oser les pourquoi, qui nous permettent d’échapper aux routines et aux automatismes.

- Devenir moins prévisible, être capable de modifier de manière inattendue sa façon de penser ou d’agir face à une situation nouvelle ou une bifurcation dans sa vie.

Comment pouvons-nous alors agir ? En tant que consommateurs, notre pouvoir tient en une question : ’Pourquoi acheter tel article plutôt qu’un autre ?’ En tant que citoyens, notre pouvoir individuel ne se trouve pas en priorité dans l’élaboration de nouvelles lois, mais dans la manière d’utiliser au quotidien celles qui existent. Qu’il s’agisse de refuser ou non l’ordre d’arrêter des juifs ou de torturer des Algériens, qu’il s’agisse d’écrire ou non une lettre à un prisonnier d’opinion, la question à se poser est alors : ’Mon attitude envers les lois, les ordres, ou les sollicitations que je reçois me rend-elle les autres hommes proches ou lointains ?’

Nous pouvons enfin agir dans le domaine de nos relations avec nos proches. Notre manière d’exercer notre pouvoir sur nos proches, ou de le subir, peut nous aider à changer le monde, dans la famille, dans l’entreprise, à l’école. D’où l’importance de la communication non-violente et de la gestion positive des conflits inter-personnels.

Il y a des méthodes simples pour vivre mieux au niveau personnel, et aussi pour mieux coopérer dans les groupes : cultiver la confiance en soi et en l’autre, accueillir la différence, s’ouvrir aux désaccords, prendre soin de nos colères, apprendre à dire non et à accueillir le non de l’autre sans soumission ni agression, partager ses propres valeurs, expliquer le sens et le bien fondé des règles.

Ce dynamisme personnel que Spinoza nommait potentia et que les Anglo-Saxons appellent empowerment, se fonde sur l’estime de soi, le sentiment de sa compétence, la participation à l’action collective et la conscience critique. L’individu relié à ses forces de vie et à ce qui le nourrit intérieurement (et que chacun appelle à sa façon :Dieu, l’Univers, la Transcendance, etc.) est alors apte à s’approprier ou à se réapproprier son pouvoir tant au niveau social que psychologique."

>> Eh, eh, c’est bon hein ? C’est extrait de l’excellent Un nouveau monde en marche (p. 338-339), dont j’ai parlé il y a peu ici.






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?