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(6 juin 2011)

2011, année internationale des forêts... so what ?

Les grands pachydermes institutionnels adorent ça : un thème, un pays, une valeur pour nous accompagner toute l’année. Par pays, cela fait marcher le tourisme. Par valeur, cela ouvre les débats avec le soutien d’associations. Par thème, cela ne sert à rien d’autres que produire documents et manifestations pédagogiques sans rien remettre en question.
Cette année, les forêts. Et il y a tant à dire sur les forêts...
Si la Russie et le Canada géraient leurs forêts aussi intelligemment que la Suède et la Finlande, il n’y aurait pas besoin de faire des coupes sombres ailleurs.
Si un moratoire taxait les producteur de publicités volantes, des tonnes de papier poubelle seraient économisées...
Si les masques tombaient enfin sur les plantations de nécro-carburants, nul besoin là encore d’abattre des forêts anciennes.
Et rien ne bouge, ou si peu.

Peut-être parce que, comme les semences, les forêts relèvent pour beaucoup, hélas, de l’abstraction ?
Comment faire ?
On peut y arriver par... l’image.
Pourquoi pas ?
C’est si souvent ce qui mène les urbains.
Sur une table saturée d’autres ouvrages, en pile, une photographie d’un arbre majestueux saisit en son automne.
Forêt primordiale - c’est le titre d’un beau volume de Bernard Boisson paru chez Apogée. J’avais vu une exposition de ses clichés à l’office de tourisme de Bessines-sur-Gartempes et j’avais été saisie par la profondeur des photographies : des arbres éternels, des ramures et troncs de contes de fées ou de cauchemars, racines, écorces, tous palpables, vivants.
Ayant quitté la ville, les arbres n’étaient plus moi des images depuis longtemps mais une réalité quotidienne. Dans les Monts de Blond notamment.
Vu que notre air est intimement lié au sort des arbres qui constituent un des cœurs de notre éco-système, je m’étonnais que les campagnes de protection et de sensibilisation ne se multiplient pas. Et depuis six mois que l’Année est commencée j’attends toujours... On dirait bel et bien que la grande peur de la forêt est toujours là, telle que la décrivait si merveilleusement François Terrasson.
Mais depuis que je sais que Luc Jacquet et Francis Hallé préparent un film sur la forêt, je me sens mieux !
J’ai rêvé en voyant jadis le botaniste Francis Hallé voguer sur la canopée dans son radeau des cimes et je frétille déjà à l’idée de son film : Forêts tropicales humides - avenir. Une association a été créée, les premiers financements personnels rassemblés, 9 minutes seront visibles bientôt sur la toile.
Luc Jacquet, l’auteur de La Marche de l’Empereur et du Renard et l’Enfant est un cinéaste de nature et de vie. Il a créé Wild Touch, association qui gère les fonds du projet et en soutient d’autres. Vu le rôle des images et des documentaires coups de poing dans la prise de conscience générale, espérons que ce film incitera les spectateurs à s’en aller ressentir les arbres, à s’enfoncer dans ce qui nous reste de forêt, à aimer s’y perdre et à les regarder autrement.

Forêt tropicales - le film
Wild Touch
Un colloque sur les forêts se tiendra à l’automne pour la 2e année consécutive en Creuse, renseignements ici. Pour se tenir informé de l’état préoccupant des forêts, abonnez-vous au World Rainforest Movement (gratuit et en français). Voyez aussi leur page de proposition pour redonner au mot forêt tout son sens (en anglais).






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